L’ONU exprime ses inquiétudes quant au risque de nettoyage ethnique à Gaza et en Cisjordanie
New York, le 19 février /QNA/ Le Bureau des Nations Unies pour les droits de l’homme a exprimé ses inquiétudes concernant le risque de nettoyage ethnique pratiqué par les forces israéliennes dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.
Dans un rapport publié aujourd’hui, le bureau onusien a indiqué que “les attaques intensives, la destruction systématique de quartiers entiers et la privation d’aide humanitaire semblent viser à provoquer un changement démographique permanent à Gaza”. Le rapport affirme la poursuite des tueries et mutilations d’un nombre sans précédent de civils durant la période couverte, la propagation de la famine, la destruction des infrastructures civiles restantes et l’imposition de conditions de vie de plus en plus incompatibles avec la présence continue des Palestiniens à Gaza en tant que communauté.
Il a été précisé qu’au moins 463 Palestiniens, dont 157 enfants, sont morts de faim sévère dans la bande de Gaza, la famine et la malnutrition étant directement liées aux actions du gouvernement israélien, telles que l’empêchement de l’entrée et de la distribution de l’aide humanitaire.
Le rapport considère que l’utilisation de la famine contre des populations civiles comme méthode de guerre constitue un crime de guerre et peut également être qualifiée de crime contre l’humanité lorsqu’elle s’inscrit dans le cadre d’une attaque systématique ou à grande échelle contre des civils.
En Cisjordanie occupée, y compris Al Quds-Est, le rapport détaille l’usage systématique et illégal de la force par les forces de sécurité israéliennes, les arrestations arbitraires massives, la torture et les mauvais traitements infligés aux Palestiniens en détention, ainsi que la démolition illégale à grande échelle de maisons palestiniennes. Ces pratiques visent, selon le rapport, à discriminer systématiquement le peuple palestinien, à le réprimer et à imposer un contrôle et une domination. Le rapport mentionne également des incidents préoccupants d’usage excessif ou injustifié de la force par l’Autorité palestinienne.
Le document couvre la période du 1ᵉʳ novembre 2024 au 31 octobre 2025 et met en lumière l’absence de mesures significatives prises par le système judiciaire israélien en matière de responsabilité pour ces violations. Mr Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a déclaré : “La responsabilité est indispensable ; elle constitue la condition préalable à une paix juste et durable en Palestine et en Israël.”
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