Le Conseil de sécurité tient une réunion ministérielle sur la situation au Moyen-Orient
New York, le 18 février /QNA/ Le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu aujourd’hui une réunion ministérielle consacrée à l’examen de l’évolution de la situation au Moyen-Orient, y compris la question palestinienne.
Dans un exposé présenté à l’ouverture de la séance, Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, a mis en garde contre le fait que la décision récente du gouvernement israélien de « reprendre les procédures d’enregistrement des terres dans la zone (C) de la Cisjordanie occupée » pourrait conduire à la dépossession des Palestiniens de leurs biens et menacer d’élargir le contrôle israélien sur les terres de cette zone.
Mme DiCarlo a relayé la profonde préoccupation du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, face à la décision d’Israël d’approuver un ensemble de mesures dans les zones (A) et (B) de la Cisjordanie, soulignant que « si ces mesures sont mises en œuvre, elles constitueront une extension dangereuse de l’autorité civile israélienne à l’intérieur de la Cisjordanie occupée ». Elle a appelé Israël à « revenir immédiatement » sur ces décisions.
Elle a également évoqué les incursions israéliennes de grande ampleur en Cisjordanie, accompagnées de saisies de maisons, d’arrestations massives et de restrictions strictes à la liberté de circulation des Palestiniens, ainsi que les déplacements répétés de familles palestiniennes, notamment dans le nord de la Cisjordanie.
Concernant la situation dans la bande de Gaza, la Secrétaire générale adjointe a déclaré qu’« il s’agit d’un moment charnière au Moyen-Orient », soulignant qu’après des années de conflit, une marge existe désormais pour que la région emprunte une voie différente. Elle a indiqué que les décisions prises par les parties concernées et par le Conseil de sécurité détermineront si cette trajectoire se poursuivra.
Elle a affirmé que, pour parvenir à une paix durable, il est nécessaire de consolider le cessez-le-feu à Gaza, d’alléger les souffrances des civils et de progresser vers la stabilité et le relèvement, conformément aux dispositions du droit international.
Mme DiCarlo a précisé que « la réunion du Conseil pour la paix prévue demain à Washington constitue une étape importante », appelant à concentrer les efforts sur la mise en œuvre de la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu.
Elle a également passé en revue les opérations humanitaires toujours en cours dans la bande de Gaza « sous de sévères restrictions », notant que l’ouverture du poste-frontière de Rafah aux piétons le 2 février courant constitue « une évolution bienvenue », bien que des frappes israéliennes intensives aient touché des zones densément peuplées à travers l’enclave, notamment le 31 janvier et au début du mois de février.
La réunion du Conseil de sécurité intervient trois jours après la décision du gouvernement d’occupation de reprendre les procédures d’enregistrement des terres dans la zone (C) de la Cisjordanie occupée, décision qui a suscité une large condamnation internationale.
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