Des Chercheurs mettent au point un nouveau modèle pour prédire le mouvement des nanoparticules dans l’air
Londres, le 11 février /QNA/ Une équipe de recherche de l’Université de Warwick, au Royaume Uni, a mis au point un nouveau modèle capable de prédire avec précision le mouvement des nanoparticules irrégulières dans l’air, une catégorie majeure de polluants atmosphériques qui a longtemps constitué un défi pour la modélisation scientifique.
Ce modèle permet de calculer le comportement des particules en suspension sans recourir à des hypothèses mathématiques complexes ni à des simulations expérimentales préalables, rendant la prévision de leur mouvement plus réaliste que les modèles traditionnels qui supposaient la sphéricité des particules pour simplifier les calculs. Il remet ainsi en lumière une équation vieille de cent ans pour résoudre l’énigme du déplacement des particules aériennes.
Chaque jour, l’être humain inhale des millions de particules microscopiques, dont certaines, extrêmement fines, peuvent pénétrer profondément dans les poumons et atteindre la circulation sanguine. Une exposition chronique est associée à divers risques pour la santé.
Le nouveau modèle repose sur une généralisation d’un concept mathématique ancien connu sous le nom de « facteur de correction de Cunningham », et utilise un outil mathématique appelé « tenseur de correction » pour simuler les forces agissant sur les particules en mouvement, indépendamment de leur forme.
Le Professeur Duncan Lockerby, responsable de l’équipe de recherche, a expliqué que l’objectif est d’améliorer la précision des modèles de pollution atmosphérique, de mieux comprendre la propagation des maladies transmises par voie aérienne et d’étudier les interactions chimiques dans l’atmosphère, contribuant ainsi au développement de systèmes de surveillance de la qualité de l’air et à l’amélioration des technologies d’inhalation médicamenteuse.
Cette avancée scientifique représente une étape importante vers une meilleure compréhension du comportement des particules fines dans l’air, renforçant les efforts en matière de santé environnementale et ouvrant la voie à de larges applications dans les domaines du climat et des nanotechnologies.
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