Le ministère palestinien de la Santé appelle la communauté internationale à intervenir d’urgence pour venir en aide à des milliers de familles dans la bande de Gaza, touchée par une dépression météorologique
Gaza, le 7 novembre /QNA/ Le ministre palestinien de la Santé, Majed Abu Ramadan, a lancé un appel urgent à la communauté internationale, aux Nations unies ainsi qu’aux organisations sanitaires, humanitaires et de secours afin qu’elles interviennent sans délai pour sauver la vie de centaines de milliers de déplacés dans la bande de Gaza. Des milliers de tentes ont été inondées par les eaux de pluie, les conditions d’hébergement sont devenues extrêmement précaires et la situation sanitaire et environnementale connaît une dégradation alarmante. Le ministre a mis en garde contre le risque accru de propagation des maladies infectieuses et les menaces grandissantes qui pèsent sur les populations les plus vulnérables, alors que l’hiver ne fait que commencer.
Dans un communiqué publié aujourd’hui, il a souligné que cette situation s’inscrivait dans le contexte d’une crise sanitaire et humanitaire complexe, marquée par la conjugaison de plusieurs facteurs : la destruction massive des infrastructures et des réseaux d’approvisionnement en eau et d’assainissement, l’accumulation des déchets, le manque d’eau potable et de produits d’hygiène, la surpopulation dans les centres d’hébergement des déplacés, la malnutrition et l’accès de plus en plus limité aux services de santé essentiels. Autant de facteurs qui accentuent les risques sanitaires auxquels la population est exposée et favorisent la propagation des maladies.
Le ministre a expliqué que l’exposition prolongée au froid et à l’humidité dans des tentes délabrées, conjuguée à la promiscuité et à une ventilation insuffisante, augmentait le risque d’infections respiratoires, notamment de grippe et de pneumonie, susceptibles d’entraîner de graves complications, en particulier chez les enfants, les nourrissons, les personnes âgées et les personnes malades. Cette situation est aggravée par la pénurie de moyens de chauffage, de vêtements et de couvertures d’hiver.
De son côté, le Bureau gouvernemental de l’information dans la bande de Gaza a annoncé aujourd’hui qu’environ 70 000 tentes abritant des déplacés avaient été submergées par les eaux de pluie sous l’effet de la dépression météorologique qui frappe l’enclave. Selon les premières estimations, les dégâts seraient évalués à près de 3 millions de dollars, douze heures seulement après le début de cet épisode météorologique.
Dans un communiqué de presse, le Bureau a fait état de l’effondrement de dizaines de murs dans différentes régions du territoire à la suite des intempéries, provoquant des blessures de gravité variable, dont plusieurs cas graves.
Il a également averti du risque d’effondrement de dizaines de bâtiments fissurés et fragilisés, devenus dangereux après avoir été touchés par les bombardements durant la guerre israélienne en cours contre la bande de Gaza depuis trois ans.
Le Bureau a tenu l’occupation israélienne entièrement responsable de l’aggravation de la situation et de ses conséquences catastrophiques, condamnant la fermeture persistante des points de passage ainsi que l’interdiction d’entrée des matériaux nécessaires à la mise en place d’abris d’urgence et aux travaux de reconstruction, dont la population a un besoin pressant.
Il a appelé la communauté internationale ainsi que les organisations des Nations unies et les institutions internationales à intervenir immédiatement et à assumer leurs responsabilités humanitaires, juridiques et morales afin de sauver la vie des déplacés et de leur fournir les moyens indispensables de protection et de résilience.
Depuis vendredi, la bande de Gaza est touchée par une profonde dépression atmosphérique, accompagnée d’une masse d’air froid, d’une baisse sensible des températures et de précipitations abondantes, intermittentes mais persistantes.
Ces précipitations ont provoqué l’inondation de nombreuses tentes dans les camps de déplacés à travers l’enclave, endommageant une partie des biens de leurs occupants, notamment les matelas, les couvertures et les réserves alimentaires. Elles ont ainsi accentué les souffrances de milliers de personnes contraintes de vivre dans des tentes délabrées, ne répondant pas aux conditions de vie les plus élémentaires.
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