Le Conseil des droits de l’Homme adopte une résolution condamnant la poursuite du conflit au Soudan et prolonge le mandat de la mission d’enquête
New York, le 6 octobre /QNA/ Le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies a adopté une résolution condamnant la poursuite du conflit armé au Soudan et prorogeant d’un an le mandat de la Mission internationale indépendante d’établissement des faits dans le pays. Le texte a été adopté par 28 voix pour, 10 contre et 9 abstentions.
La résolution condamne toutes les formes d’ingérence étrangère qui alimentent le conflit entre les Forces armées soudanaises et les Forces de soutien rapide, notamment la fourniture d’armes et de matériel militaire, le déploiement d’éléments étrangers participant aux opérations militaires ou les soutenant, ainsi que le recours à des mercenaires. Elle exhorte toutes les parties au conflit ainsi que les acteurs extérieurs à respecter et à préserver l’unité et l’intégrité territoriale du Soudan.
Le Conseil, composé de 47 membres, a réitéré l’appel lancé par la mission d’enquête des Nations Unies à l’ensemble des États et autres entités afin qu’ils se conforment aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment à l’embargo sur les armes imposé au Darfour. Il a également exprimé sa profonde inquiétude face à la grave crise humanitaire et aux violations des droits de l’Homme qui sévissent au Soudan depuis le début du conflit actuel, le 15 avril 2023.
Dans sa résolution, le Conseil des droits de l’Homme a souligné que plus de 33 millions de personnes au Soudan ont besoin d’une aide humanitaire.
Le nombre de personnes déplacées s’élève à 11,3 millions, tandis que 4,6 millions de réfugiés ont fui vers les pays voisins. Le texte fait également état de préoccupations concernant les rapports de la Classification intégrée des phases de la sécurité alimentaire (IPC), selon lesquels 19,5 millions de personnes, soit 41% de la population, souffrent d’une insécurité alimentaire aiguë sévère de phase 3 ou plus.
La résolution souligne par ailleurs qu’il n’existe pas de solution militaire à la crise soudanaise. Le Conseil a renouvelé son appel à toutes les parties pour qu’elles instaurent un cessez-le-feu immédiat et global, sans conditions préalables, mettent en place un mécanisme indépendant chargé d’en surveiller l’application et œuvrent en faveur d’un règlement pacifique et négocié du conflit, fondé sur un dialogue inclusif mené par les Soudanais eux-mêmes.
Le Conseil des droits de l’Homme a également appelé à la mise en œuvre intégrale de la Déclaration de Djeddah relative à l’engagement de protéger les civils au Soudan, tout en demandant aux parties au conflit de garantir un accès humanitaire complet, sûr, rapide et sans entrave à toutes les personnes dans le besoin.
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