Le Prix Cheikh Hamad pour la Traduction et l’Entente internationale organise une tournée de présentation au Brésil
São Paulo /Brésil/, le 25 octobre /QNA/ Le Prix Cheikh Hamad pour la Traduction et l’Entente internationale a organisé plusieurs rencontres et activités culturelles en République fédérative du Brésil, dans le cadre d’une tournée de son équipe médiatique visant à faire connaître le Prix, à l’occasion de la sélection du portugais parmi les langues de sa prochaine édition. C’est la deuxième fois que le portugais figure parmi les langues retenues par le Prix.
Pendant deux jours, la délégation du Prix s’est réunie des représentants de diverses institutions culturelles et universitaires, ainsi que des traducteurs, éditeurs, chercheurs et professionnels des médias, afin de présenter le Prix, ses catégories et ses objectifs. Les entrevues ont également porté sur les moyens de soutenir le mouvement de traduction entre l’arabe et le portugais et d’encourager les institutions concernées ainsi que les professionnels du secteur à participer à l’édition 2027. La période de candidature et de nomination devrait s’ouvrir le 1er janvier et se clôturer le 31 mars 2027.
Le choix du portugais, pour la deuxième fois après 2019, a lieu dans un contexte marqué par une augmentation notable, ces dernières années, du nombre d’œuvres traduites entre les deux langues, notamment par des maisons d’édition et des traducteurs brésiliens. Le Brésil compte par ailleurs parmi les plus grands pays lusophones au monde.
Dans ce contexte, une réunion commune s’est tenue à la Chambre de Commerce arabo-brésilienne, avec la participation de la Maison arabe, de l’Institut de la Culture Arabe (ICArabe), de l’Université Fédérale de São Paulo (UNIFESP), ainsi que de représentants de maisons d’édition et d’institutions culturelles, d’universitaires, de traducteurs et de professionnels des médias.
Mr Labib Al Nahhas, le Directeur exécutif du Prix Cheikh Hamad pour la Traduction et l’Entente internationale, a présenté le fonctionnement du Prix, depuis le mécanisme de sélection des langues pour chaque édition jusqu’aux procédures de candidature, en passant par les différentes catégories et les critères d’évaluation.
Il est également revenu sur les principales étapes ayant marqué le parcours du Prix depuis sa création et sur le rayonnement international qu’il a acquis en récompensant des traducteurs et des institutions issus de différents continents.
Il a affirmé que le Prix ambitionne de s’ouvrir à davantage de langues porteuses d’un riche héritage civilisationnel et de demeurer une plateforme internationale valorisant le travail du traducteur et son rôle dans le rapprochement entre les peuples. Il a souligné que le renouvellement des langues d’une édition à l’autre permet à des traducteurs issus de différentes cultures de participer, enrichit la bibliothèque arabe d’œuvres issues des littératures du monde et fait connaître la production intellectuelle et littéraire arabe à de nouveaux lecteurs.
De sa part, Mr Abdulrahman Al Marri, le responsable des médias du Prix, a évoqué les liens anciens unissant les cultures arabe et brésilienne. Il a rappelé que les immigrés arabes contribuent depuis plus d’un siècle à la vie sociale, culturelle et économique du Brésil, offrant ainsi une base solide au développement de la traduction entre les deux langues.
Il a invité les traducteurs et les institutions à présenter leurs œuvres durant la période de candidature, estimant que la participation des maisons d’édition, des universités et des centres de recherche brésiliens renforcera la présence de la traduction lusophone lors de la prochaine édition et permettra de mettre davantage en lumière les réalisations accomplies dans ce domaine.
Mme Silvia Antibas a, quant à elle, présenté, au nom de la Chambre de Commerce et de la Maison arabe, un aperçu du rôle des deux institutions dans le renforcement des liens culturels et économiques entre le Brésil et le monde arabe.
Mme Natália Calfat, la responsable à l’Institut de la Culture Arabe, a présenté les activités de l’Institut et son action visant à faire connaître la culture arabe au public brésilien.
De son côté, Mme Cristina Queiroz a présenté un projet consacré à la restauration, à la numérisation et à la traduction de documents et d’ouvrages arabes. Celui-ci vise à préserver le patrimoine écrit laissé au Brésil par les immigrés arabes et à le rendre accessible aux chercheurs, afin de sauvegarder une partie de la mémoire de la présence arabe dans le pays.
Dr Safa Jubran, l’ancienne lauréate du Prix, est revenue sur son expérience dans la traduction de la littérature arabe vers le portugais. Elle a évoqué les répercussions de cette distinction sur son parcours professionnel et son rôle dans la mise en lumière, au-delà du Brésil, des efforts déployés par les traducteurs brésiliens.
À l’Université de São Paulo, la chercheuse Maria Carolina a présenté un exposé sur l’état de la traduction entre l’arabe et le portugais au Brésil, passant en revue les progrès accomplis, les difficultés persistantes et les pistes susceptibles de favoriser le développement de ce domaine.
L’Université de São Paulo compte, en effet, parmi les principales universités d’Amérique latine, tandis que son Département des Langues orientales occupe une place importante dans l’enseignement de la langue et de la littérature arabes.
Le Prix Cheikh Hamad pour la Traduction et l’Entente internationale est considéré comme l’une des principales distinctions internationales indépendantes dans le domaine de la traduction. Depuis son lancement en 2015, il poursuit sa mission consistant à honorer les traducteurs en tant que bâtisseurs de ponts entre les cultures et à promouvoir, sur des bases scientifiques et méthodologiques, la qualité et le développement de la traduction depuis et vers l’arabe.
Le Prix s’attache également à améliorer la qualité de la traduction et de l’arabisation, à renforcer la présence de la langue arabe dans le paysage mondial du savoir et à soutenir les efforts individuels et institutionnels favorisant l’entente entre les peuples grâce à la traduction, considérée comme un outil civilisationnel et humain indispensable.
English
Français
Deutsch
Español
русский
हिंदी
اردو