L’ONU met en garde contre les conséquences des incursions de l’occupation israélienne en Syrie
Genève, le 10 octobre /QNA/ Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a recensé près de 280 incursions militaires de l’occupation israélienne en territoire syrien au cours du mois de septembre dernier, soit le bilan mensuel le plus élevé depuis le début de l’année, mettant en garde contre les conséquences de la poursuite de ces violations sur les civils.
Shabia Mantoo, porte-parole du Haut-Commissariat, a indiqué, lors d’un point de presse de l’ONU tenu hier à Genève, que les informations reçues par le Haut-Commissariat faisaient état de 49 Syriens toujours détenus par Israël, sans que le nombre total actuel ait pu être vérifié de manière indépendante.
Elle a précisé que les incidents recensés par le Haut-Commissariat, sur la base de plusieurs sources, comprenaient des perquisitions domiciliaires, des restrictions à la liberté de circulation, des actes de harcèlement, des détentions arbitraires et la destruction de moyens de subsistance.
Elle a ajouté que les témoignages de détenus libérés et d’autres sources indiquaient que certains Syriens avaient été détenus pendant de longues périodes, dépassant un an dans certains cas, sans être informés des motifs de leur détention, et qu’ils avaient également été soumis à la torture et à des mauvais traitements.
Le Haut-Commissariat a également reçu des informations faisant état de la blessure et de la détention temporaire d’un agriculteur en situation de handicap lors d’une incursion de l’occupation israélienne dans la localité de Jubata al-Khashab, avant sa libération et son transfert à l’hôpital. Un jeune homme de la localité de Jaba a par ailleurs été tué par des tirs des forces d’occupation près de la localité d’Al-Hamidiyah.
De son côté, Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, s’est déclaré préoccupé par les conséquences des violations militaires israéliennes sur les civils dans le sud de la Syrie.
Il a appelé les autorités d’occupation à mettre fin aux mesures visant à harceler ou à intimider les civils, notamment les perquisitions domiciliaires, les restrictions à la circulation, les détentions ainsi que la destruction des récoltes et des moyens de subsistance.
M. Türk a également demandé l’ouverture d’une enquête rapide et impartiale sur les violations ayant entraîné des blessures ou la mort de civils.
Le Haut-Commissariat a souligné la nécessité de respecter les garanties juridiques accordées aux détenus, de ne détenir personne sans fondement légal et de veiller à ce qu’ils soient traités dans le respect de leur dignité et de leurs droits humains.
Jeudi dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies avait renouvelé son soutien à la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD), déployée dans le sud de la Syrie. Il avait réaffirmé son attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la Syrie, appelant tous les États à respecter ces principes.
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