L’OMS déplore le retrait officiel des États-Unis et espère un retour de Washington
Dans un communiqué, l'OMS a réaffirmé son engagement à répondre à la crise sanitaire mondiale sans précédent provoquée par la pandémie de COVID-19. Elle a souligné que les systèmes et mécanismes qu'elle a mis en place et gérés avant, pendant et après la pandémie, et qui ont contribué à protéger la santé de tous les États membres, y compris les États-Unis, fonctionnent sans relâche.
Les États-Unis ont finalisé leur retrait de l'OMS jeudi, après un an d'avertissements quant aux répercussions de cette décision sur la santé publique, tant aux États-Unis que dans le monde.
Dans ce contexte, le département américain de la Santé et des Services sociaux a annoncé dans un communiqué la fin de l'adhésion des États-Unis à l'organisation après 78 ans de présence, précisant l'arrêt de tout financement américain et le rappel du personnel américain.
L'administration Trump a justifié son retrait de l'OMS en critiquant la gestion de la pandémie de COVID-19 par l'organisation. Elle a reproché à l'OMS de ne pas avoir su préserver son indépendance face à des « influences politiques indues » de certains États membres, et a dénoncé ce qu'elle qualifiait de demandes de contributions exorbitantes et injustes de la part des États-Unis.
Selon l'OMS, les États-Unis doivent plus de 130 millions de dollars, tandis que Washington a apporté un soutien financier totalisant près de 680 millions de dollars, dont environ 111 millions de dollars de cotisations annuelles et près de 570 millions de dollars de dons.
Après son entrée en fonction le 20 janvier 2020, le président Trump a signé un décret retirant les États-Unis de l'OMS, invoquant la mauvaise gestion par l'organisation de la pandémie de COVID-19 et d'autres crises sanitaires mondiales, son incapacité à mettre en œuvre les réformes nécessaires et ses exigences persistantes de contributions financières « injustes » de la part des États-Unis.
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