Secrétaire général de l’OTAN : la diplomatie, voie de résolution de la crise du Groenland
Davos, Suisse, le 21 janvier /QNA/ Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a déclaré aujourd’hui qu’une diplomatie mesurée est essentielle pour apaiser les tensions liées au Groenland.
S’exprimant au Forum économique mondial de Davos, M. Rutte a affirmé : « Je constate qu’il existe des tensions actuellement, cela ne fait aucun doute… et, encore une fois, je ne ferai pas d’autres commentaires, mais je peux vous assurer que la seule façon de gérer cette situation est, en fin de compte, une diplomatie mesurée. » Il a souligné que les pays européens « feront appel aux États-Unis sur la question du Groenland ».
Il a également minimisé les récentes inquiétudes concernant la volonté des alliés européens d’aider les États-Unis à se défendre si cela est demandé en vertu de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, mécanisme de défense collective, en déclarant : « Ils le feront… il ne fait aucun doute que les États-Unis viendront à la rescousse, et nous leur apporterons également notre aide. »
Dans un contexte similaire, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’exprimant devant le Parlement européen à Strasbourg, a appelé l’Europe à abandonner sa « prudence traditionnelle » face aux défis d’un monde « de plus en plus chaotique et régi par la force brute ». Elle a souligné que le monde actuel vit dans une réalité dominée par la force brute, qu’elle soit économique, militaire, technologique ou géopolitique.
Elle a estimé que la situation instable dans l’Arctique et au Groenland, les bombardements continus en Ukraine et les tensions au Moyen-Orient et dans la région indo-pacifique ont contribué à une transformation de l’ordre international, prédisant que cette évolution se poursuivra, ce qui « exige que les Européens abandonnent leur prudence traditionnelle ».
Quelques heures avant son discours attendu à Davos, la responsable européenne a également mis en garde le président américain Donald Trump concernant le Groenland : « Si nous nous engageons aujourd’hui dans une dangereuse spirale descendante entre alliés, cela ne fera qu’enhardir les adversaires que nous sommes tous deux déterminés à tenir à l’écart de notre paysage stratégique. »
Elle a souligné que l’Europe privilégie le dialogue et la recherche de solutions, mais a ajouté qu’elle est prête à agir rapidement, fermement et de manière unie si nécessaire.
Il convient de noter que le président américain Donald Trump, lors de sa participation au Forum de Davos, a défendu la revendication territoriale des États-Unis sur le Danemark, malgré l’opposition européenne.
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