La Conférence internationale sur l'Intelligence Artificielle et les Droits de l'Homme se termine par la Déclaration de Doha
Doha, le 28 mai /QNA/ Le Comité National des Droits de l'Homme a conclu aujourd'hui la Conférence internationale sur l'Intelligence Artificielle et les Droits de l'Homme en publiant la Déclaration de Doha sur l'Intelligence Artificielle (IA) et les Droits de l'Homme, qui comprend plusieurs recommandations et idées visant à assurer la protection et la promotion des Droits de l'Homme compte tenu de l'impact croissant de l'IA.
La conférence qui a duré deux jours a réuni plus de 1200 participants, dont des officiels, des experts et des spécialistes. Elle a été organisée par le Comité National des Droits de l'Homme en collaboration avec le ministère des Communications et des Technologies de l'Information, l'Agence Nationale de Cybersécurité, le Programme des Nations Unies pour le Développement, le Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme, l'Alliance Mondiale des Institutions Nationales des Droits de l'Homme, Huawei et d'autres acteurs internationaux dans le domaine des technologies numériques.
Dans ce contexte, Mme le président du Comité National des Droits de l'Homme, Mme Maryam bint Abdullah Al Attiyah, a déclaré que l'événement reflète les efforts continus du comité pour suivre le rythme des développements mondiaux en matière de Droits de l'Homme. Elle a exprimé ses respects à tous ceux qui ont participé à la réussite de la conférence.
Son Excellence a également annoncé la formation d'un Comité chargé de superviser la mise en œuvre des principales recommandations issues de l'événement. Elle a précisé que les résultats de la conférence représentent un tournant significatif dans le travail des Droits de l'Homme, d'autant plus que l'utilisation de l'IA devrait se développer dans les années à venir.
Elle a également expliqué que ces recommandations peuvent servir de base au renforcement des protections des Droits de l'Homme à l'échelle mondiale et a souhaité qu'elles seront adoptées à une large échelle internationale, notant qu'elles affirment le Droit de chacun de bénéficier des technologies modernes tout en veillant à ce que leurs Droits, garantis par les conventions mondiales, soient respectés.
Lors de la séance de clôture de la conférence, Son Excellence le Secrétaire général du Comité national des Droits de l'Homme, Mr Sultan bin Hassan Al Jamali, a prononcé la déclaration finale.
Son Excellence a déclaré : "Nous reconnaissons que l'Intelligence Artificielle peut offrir un potentiel de transformation pour stimuler le progrès économique, social et environnemental, et qu'elle peut être un outil puissant pour accélérer la réalisation des Objectifs de Développement Durable, améliorer la prestation de services et soutenir l'innovation et la justice, tout en reconnaissant que la nature axée sur les données des technologies d'IA constitue une menace inhérente au Droit à la vie privée et à la protection des données".
Il a précisé que la conception, le développement, le déploiement et l'utilisation de modèles et de systèmes d'IA, y compris dans le contexte de partenariats public-privé, sans garanties adéquates ou d'une manière incompatible avec le Droit international, posent des risques susceptibles d'entraver les progrès vers la réalisation du Programme de Développement Durable pour 2030 et de ses Objectifs de Développement Durable, déclarant à cet égard: "Reconnaissant que l'autodétermination numérique, la transparence et l'interprétabilité sont fondamentales pour la fiabilité et la légitimité des systèmes d'IA; nous insistons sur l'importance de cadres, politiques et pratiques de gouvernance qui garantissent le développement et le déploiement de l'IA avec une approche axée sur les Droits de l'Homme, conformément au Droit international, et qu'elle soit inclusif et responsable".
En ce qui concerne la diligence raisonnable en matière de Droits de l'Homme, Mr Al Jamali a noté que la Déclaration finale de la Conférence appelle à la diligence raisonnable en matière de Droits de l'Homme, y compris des évaluations de "l'impact sur les Droits de l'Homme tout au long du cycle de vie de l'Intelligence Artificielle", l'utilisation de l'IA par l'État, obligeant légalement le secteur privé à effectuer ces évaluations, et l'obligation de les publier, ainsi que l'interdiction de toutes les applications et outils de l'IA qui posent de graves risques pour les Droits de l'Homme, en plus d'interdire les systèmes d'IA militaires qui ne fonctionnent pas conformément au Droit international des Droits de l'Homme et au Droit international humanitaire.
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