L’État du Qatar affirme que l’occupation israélienne constitue une violation flagrante des principes du droit international, de la Charte des Nations Unies et de ses résolutions pertinentes
New York, le 20 novembre /QNA/ L’État du Qatar a affirmé que l’occupation israélienne, qui perdure depuis des décennies, constitue une violation manifeste des principes du droit international, de la Charte des Nations Unies et de ses résolutions pertinentes, réitérant son soutien à l’avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice en juillet 2024 et adopté par l’Assemblée générale en décembre de la même année.
Cette déclaration a été faite par Cheikh Jassim bin Abdulaziz Al Thani, deuxième secrétaire de la Mission permanente de l’État du Qatar auprès des Nations Unies, lors de son intervention devant la Quatrième Commission de l’Assemblée générale, à sa quatre-vingtième session, au titre du point 50 relatif au « Rapport du Comité spécial sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres résidents arabes dans les territoires occupés », au Siège de l’ONU à New York.
Cheikh Jassim Al Thani a rappelé que la Cour internationale de Justice a confirmé l’obligation faite à Israël de mettre fin à sa présence illégale dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, soulignant que la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza forment une entité territoriale indivisible, dont l’intégrité et la continuité doivent être préservées.
Il a précisé que les rapports soumis à l’Assemblée générale au titre de ce point documentent les mesures prises par Israël en violation du droit international dans les territoires palestiniens et arabes occupés, lesquelles portent atteinte aux droits du peuple palestinien et des peuples arabes sous occupation. Ces violations comprennent l’expansion des colonies, les déplacements forcés, la confiscation de biens civils, la démolition de maisons et d’autres pratiques contraires au droit international humanitaire et au droit international des droits de l’homme.
Le Qatar a également condamné l’incursion de colons sur l’esplanade des Mosquées, ainsi que l’attaque perpétrée la semaine dernière contre la mosquée Al-Hajjah Hamidah dans la ville palestinienne de Kifl Hares, considérant ces actes comme une violation flagrante du droit international et des résolutions juridiques internationales.
L’État du Qatar a réaffirmé que les colonies israéliennes dans les territoires occupés sont illégales et constituent un obstacle majeur à la solution à deux États, soulignant la nécessité de respecter le statu quo des lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem, en particulier la mosquée Al-Aqsa.
Le Qatar a en outre rappelé que, dans le cadre de ses efforts visant à protéger la vie des Palestiniens, soulager leurs souffrances humanitaires et obtenir la libération des prisonniers et détenus, il a poursuivi ses médiations en coopération avec la République arabe d’Égypte et les États-Unis d’Amérique au cours des deux dernières années de guerre dans la bande de Gaza. Il a indiqué que, malgré les défis rencontrés, ces efforts ont permis d’obtenir des trêves humanitaires ayant facilité l’acheminement de l’aide au peuple palestinien et la libération de prisonniers et d’otages.
Il a souligné que les efforts conjoints du Qatar, de la République arabe d’Égypte, de la République de Turquie et des États-Unis d’Amérique ont récemment abouti à l’accord de cessez-le-feu signé le 13 octobre à Charm el-Cheikh, en Égypte, visant à mettre fin aux effusions de sang et aux souffrances humanitaires dans la bande de Gaza.
En conclusion, il a affirmé que la seule garantie d’une paix durable dans la région réside dans une solution juste et globale à la question palestinienne, conformément au droit international et à la Déclaration de New York, adoptée lors de la Conférence internationale de haut niveau pour le règlement pacifique de la question palestinienne, tenue en juillet sous la présidence conjointe de l’Arabie saoudite et de la France, et approuvée par l’Assemblée générale le 12 septembre. Cette déclaration consacre les droits inaliénables du peuple palestinien, notamment son droit à l’autodétermination, au retour et à l’établissement d’un État indépendant dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
English
Français
Deutsch
Español